Le degré supplémentaire, ce petit effort en plus qui peut changer toute une vie !

Effort supplémentaire 2Nous sommes parfois confrontés à des situations dans lesquelles notre persévérance et notre courage sont mis à rude épreuve… Au cours de nos études par exemple, ou lorsque nous faisons du sport, lorsque nous voulons arrêter de fumer, calmer nos angoisses, tenir une résolution… La difficulté est alors de ne pas céder à la tentation plus ou moins puissante de craquer, abandonner. J’ai deux exemples à vous proposer pour être sûre que nous parlons bien de la même chose :

  • exemple 1 : « ce jour de Noël où nous avons décidé de ne pas manger trop, de se retenir, puis de craquer, de se resservir, (de se gaver), de regretter et de se sentir honteux »
  • exemple 2 : « ce jour où, motivé, nous enfilons nos vêtements de sport, nos baskets, nous sortons, commençons à courir… sous la pluie qui commence à tomber, entamons cette grosse côte, commençons à souffler comme un bœuf, nous imaginons en train de faire demi-tour, faisons finalement demi-tour pour vite aller à l’abri » 

J’imagine que ça vous dit quelque chose (ça dit quelque chose à tout le monde… 😉 ) ? Voilà, c’est de ça dont je vais vous parler. 

Ce seuil qui nous bride

La plupart des gens manquent de conviction dans ce qu’ils entreprennent, et n’obtiennent pas les résultats espérés. Cela semble un peu dur, mais c’est une réalité. Trop souvent, face à une difficulté, nous nous accordons le droit de douter. Nous avons pris l’habitude inconsciente d’accepter de céder et d’abandonner la partie. Il s’agit d’un comportement humain, qui agit comme une protection.

En fonction de notre perception, nous nous créons chacun notre propre seuil de tolérance à l’effort quel qu’il soit (physique, mental, financier, pratique…). En dessous de ce seuil, ce sont les efforts que nous acceptons de faire pour obtenir un résultat. Au-dessus, ce sont les efforts que nous ne sommes pas prêts à faire pour obtenir le résultat souhaité. 

Prenons l’exemple d’une personne voulant s’améliorer en anglais. Parmi les nombreuses solutions dont cette personne dispose pour atteindre son objectif, nous retiendrons les suivantes :

  • regarder des films en anglais
  • lire des livres en anglais
  • prendre des cours d’anglais
  • aller vivre en Angleterre

La personne définira naturellement son seuil de tolérance des efforts qu’elle acceptera de fournir pour atteindre son objectif. On peut représenter cette décision par le schéma suivant (cliquez sur l’image pour l’agrandir) : 

Seuil de tolérance

Dans le cas présent, la personne a placé son seuil de tolérance à la solution « prendre des cours d’anglais ». Selon sa perception des quatre solutions qui se présentent à elle, et en les faisant interagir avec son mode de vie actuel, son emploi du temps et sa motivation, elle estime qu’elle est prête à aller jusqu’à prendre des cours d’anglais pour atteindre son objectif. « Aller vivre à l’étranger » représente en revanche pour elle un effort démesuré. 

Ce dont je veux vous faire prendre conscience à travers cet exemple, c’est que pour tout ce que nous entreprenons, nous nous fixons des limites. Pour chaque pensée ou action, nous définissons un seuil de tolérance de l’effort acceptable. Ce seuil évolue en fonction de chaque personne, selon des critères multiples (expériences, éducation, convictions, confiance en soi, habitudes…). 

Mais ce qui est le plus important, et qui peut réellement nous changer la vie, c’est que ce seuil n’est pas fixe. Nous pouvons le faire évoluer et c’est ce que nous allons voir maintenant. 

L’effort est l’action additionnelle qui nous permet de se rapprocher d’un objectif et de l’atteindre

Que se passerait-il dans nos vies si nous décidions de repousser un peu plus nos limites ? De faire un petit effort supplémentaire dans chacune de nos actions ? Bien souvent, nous ne prenons pas la peine de faire cet effort supplémentaire pour divers motifs conscients ou inconscients. On a notamment tendance à se dire que « cela ne sert à rien ». Mais souvent, cela change tout ! C’est l’effort qui aurait déclenché, tôt ou tard, la récompense. 

  • Pour un sportif : courir 21 minutes au lieu de 20. C’est peut être cette minute qui vous permettra de franchir ce palier qui, quand vous l’atteignez, vous permet de vous sentir mieux et de courir encore quelques minutes de plus.
  • Pour un chef d’entreprise : appeler 1 client de plus que les autres jours. C’est peut être ce client qui vous dira oui.
  • Pour un chercheur : tester une solution de plus. C’est peut être cette solution qui sera la bonne. 

Je fais de la course à pied, du vélo et j’ai fait beaucoup d’équitation (dans une autre vie 🙂 ). Trois sports différents qui nécessitent chacun des aptitudes différentes : l’équitation nécessite rigueur et technicité, la course à pied demande musculature et cadence, alors que le cyclisme exige de la tactique et surtout un mental à toute épreuve. Il m’arrive parfois d’avoir l’impression de ne pas avancer, de stagner. C’est comme si je faisais du sur place alors que mes efforts sont intenses. Parfois je fais le choix d’abandonner. Parfois je fais le choix de redoubler d’efforts, de me surpasser. 

Si j’ai retenu une chose de ces expériences, c’est bien la suivante : lorsque nous avons l’impression, au cours d’un effort, de ne pas avancer, de ne pas faire évoluer les choses, de stagner, c’est que généralement nous sommes en train de passer un palier. J’ai remarqué que c’est dans ces moments-là, alors que rien ne se passe, qu’il va justement se passer quelque chose… Étrange, non ? De nombreuses citations vont dans ce sens : 

« Un grand nombre d’échecs sont le lot d’hommes qui n’ont pas réalisé à quel point ils étaient près de réussir lorsqu’ils ont abandonné la partie » – Thomas EDISON 
« C’est sûrement lorsque la défaite est inévitable que l’on est le plus près de triompher » – B.C. FORBES  
« N’arrêtez jamais. On arrête toujours lorsque quelque chose est sur le point de se produire » – Peter BROOK  

Si vous êtes dans cette situation où tout semble avancer au ralenti dans votre vie, vos projets… IL NE FAUT SURTOUT PAS S’ARRÊTER ! C’est justement là que l’effort supplémentaire doit intervenir et faire toute la différence. Ce n’est pas valable que dans le sport ; ça l’est également dans vos projets (privés et professionnels), dans vos hobbies, dans vos relations aux autres… dans tous les aspects de votre quotidien.

L’effort supplémentaire est, très souvent, la clé du résultat

Vous l’avez compris, le plus important dans ce que nous entreprenons est de placer notre seuil de tolérance d’effort acceptable le plus haut possible. Pour avancer et obtenir ce que nous souhaitons, nous devons doubler nos efforts, repousser nos limites.

J’ai lu un livre à ce sujet qui m’a fascinée et dont je souhaite partager les enseignements avec vous. Il s’agit d’un tout petit livre, condensé mais très complet : « 100° : le degré supplémentaire » de S.L. Parker. Il y dit notamment la phrase qui suit : « A 90 °, l’eau est chaude. A 100°, l’eau bout. Et avec l’eau bouillante vient la vapeur. Et avec la vapeur, on peut faire avancer un train ». 

Il en est de même avec vos projets. En vous engageant à faire l’effort supplémentaire et à l’appliquer à chacune de vos actions, vous pouvez allez obtenir des résultats au-delà de vos attentes. Il y a beaucoup de théories, beaucoup de livres à ce sujet, mais peu d’action et encore moins cet effort supplémentaire dans nos quotidiens. Il s’agit de toutes petites choses très simples, à l’image des trois exemples que j’ai cités plus haut. La minute de plus, l’appel téléphonique de plus, le test de plus… 

Même si cela peut sembler difficile au début, vous gagnerez en persévérance et ténacité. Et n’oubliez pas que les grandes réussites sont la somme de milliers de petites actions. S.L. Parker a dit à ce sujet : « Peu importe ce que vous entreprenez, la dimension fondamentale est l’effort ». Chaque effort est bon à faire et, même si nous ne voyons pas forcément l’avantage immédiatement, nous en trouverons le sens plus tard dans notre vie. 

Pour terminer cet article, je vous propose une dernière citation de l’auteur : « Combien d’occasions avez-vous manquées parce que vous n’étiez pas conscient des possibilités qui se présentaient à vous si vous fournissiez un petit peu plus d’efforts qu’à votre habitude ? ». 

Cette phrase m’a beaucoup fait réfléchir. Pas vous ? 

Marion CHAULOUX 

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