« Eh dis, la vie d’entrepreneur, ça ressemble à quoi ? »

La vie d'entrepreneur« La vie d’entrepreneur, ça ressemble à quoi ? » C’est le genre de questions qu’il m’arrivait de me poser avant de franchir le pas et de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Sans aller jusqu’à fantasmer sur ce à quoi peut bien ressembler la vie de Mark Zuckerberg avec 19 milliards de dollars, je m’interrogeais sur celle que pouvaient mener mes voisins ou encore mes amis entrepreneurs. 

J’imagine que vous vous posez cette question parfois, non ? Si c’est le cas, voici quelques réponses à ces questions qui attisent notre curiosité. « Un entrepreneur, c’est rebelle ? C’est riche ? Ça glande dans la semaine et ça bosse le dimanche ? ». Difficile de faire des généralités tant il y a de profils différents ! Alors j’ai pris le parti de parler de ce que je connais, c’est à dire, ma vie d’entrepreneure. En espérant que mon expérience personnelle puisse déjà vous apporter quelques réponses 🙂 Aller venez, je vous raconte ma vie ! Le coin des curieux, c’est par ici…

Personne pour te botter le train !

S’il y a bien une chose que ça a changé dans ma vie, c’est le fait d’être autonome. On n’est pas appelé « indépendants » pour rien. Bien que je n’ai pas de problème particulier avec la notion de hiérarchie, le fait de ne pas avoir de patron est quand même très plaisant ! Personne pour décider de mon planning. Personne pour m’imposer un salaire. Personne pour me fixer des objectifs.

Paradoxalement, c’est aussi une situation étrange, notamment quand on est habitué à faire le travail que d’autres nous donnent. Une fois l’entreprise créée, plus la peine d’attendre que le travail arrive, il faut aller le chercher. C’est un gros changement ! Ce moment où tu t’assois à ton bureau et tu te dis : « bon eh bah ma vieille, maintenant, vas trouver des clients ». Et dans ce cas-là, je peux vous dire que l’ennemi numéro un à l’échec de cette étape, c’est nous-même : la procrastination, cet art de remettre au lendemain, n’est jamais loin quand il s’agit de réaliser une tâche complexe.

Complexe, c’est justement le terme à utiliser pour définir ce que la prospection représentait à mes yeux (au passé, car, oui maintenant ça c’est calmé quand même, il faut bien remplir le frigo). Et là encore, personne pour me botter le train. Que moi pour me dire : « bon aller maintenant il faut peut être s’y mettre là, non ? ». J’ai découvert ce que c’était que d’être livré à soi-même pour gagner de l’argent et vivre. C’est beaucoup de stress, mais aussi beaucoup d’excitation et, au fond, « c’est ça qu’est bon, non » ? 

La rebelle attitude et l’esprit de conquête : le pack pour bien démarrer ?

On associe facilement entrepreneuriat et esprit rebelle. S’il est vrai que les entrepreneurs ont un certain sens de l’autonomie qui leur permet d’avancer seul, sans avoir besoin d’être boosté par quelqu’un d’autre, ils ne sont pas pour autant des rebelles révoltés. Je dirais plutôt que nous sommes des rêveurs et que nous avons envie de croire en nos projets.

« Il s’est mis à son compte ? Ah, oui ? Remarque, ça ne m’étonne qu’à moitié, il a toujours été un électron libre… »

ConquérantL’esprit de conquête ? Pourquoi pas. Allons-y pour le terme. La réussite de notre projet est pour nous un défi qu’il faut mener comme une croisade. Coûte que coûte, on veut y arriver ! Bon bien sûr, sur le plan et dans la réalité, il y a souvent une marche…. Mais c’est justement cet esprit de conquête qui nous permet de continuer malgré les difficultés. Comme le dit un célèbre proverbe, « il y a 10 000 excuses pour s’arrêter en chemin si l’on n’a pas la persévérance nécessaire pour poursuivre la route ». Ténacité et persévérance, deux qualités indispensables du chef d’entreprise. 

La liberté et l’autonomie : des saveurs exquises !

La première raison qui m’a poussé à choisir l’entrepreneuriat, c’est la liberté que je lui associe.   

Avant, quand j’étais salariée, ma vie était très cadrée : réveil, levage (parfois fastidieux), travail, repas, travail, repas, repos, dodo, boum. Et le lendemain ? Idem. Et ça, c’était cinq fois par semaine. Le week-end, ça changeait un peu : réveil (plus tard), levage (moins fastidieux), glandage, tralala et tout ce que vous faites vous aussi le week-end, en fait. J’admire les personnes qui peuvent tenir ce rythme. J’en suis tout bonnement incapable ! 

Aujourd’hui, à quoi ressemblent mes journées ? Difficile de faire un planning type tant les jours sont différents. Un peu d’administratif le matin, le temps de se mettre dans le bain tranquillement. Un peu de prospection en fin de matinée, un peu de lecture avant de manger… On mange sur le pouce (ah oui, ça, ça ne change pas, par contre !) et hop, c’est parti pour l’après-midi : appels téléphoniques, prospection, rendez-vous, rédaction de compte-rendus, préparation de devis… Généralement la journée est passée avant que je n’ai eu le temps de m’en rendre compte.

LibertéCe qui change le plus, c’est la possibilité de gérer son temps, d’organiser ses journées. Et, même si on s’imagine que c’est le côté « hyper avantageux » de l’entrepreneuriat, c’est un véritable travail à part entière. Il est vite arrivé de confondre gestion du travail et procrastination… 

 

Depuis que je suis chef d’entreprise, je suis riche… OU PAS !

Depuis que j’ai créé mon entreprise, certains amis m’ont demandé si je gagnais plus d’argent. Parce qu’il faut bien le dire, c’est quand même THE question !

Qui ? QUI a dit que les entrepreneurs étaient plus riches que les autres ? Parce que si je le trouve celui-là, je veux bien lui toucher deux mots… Avec les rentrées d’argent aléatoires, l’incertitude des contrats futurs, les taux d’imposition (…)… je pense que ça se saurait si tous les entrepreneurs étaient milliardaires. 

Chapitre clos. 

La fine frontière entre privé et professionnel

Si ce n’est pas le cas de tous les entrepreneurs, pour beaucoup d’entre nous la barrière entre vie privée et vie professionnelle est très mince. Cela est d’autant plus vrai que le travail est réalisé en famille ou quand l’entrepreneur travaille à son domicile.

« – Tu viens manger ? » (dit-il, un plat chaud à la main). « – Attends une heure, je finis un truc ! » (…)

Sauf pour une grande majorité des cadres, commerciaux ou autres salariés-abonnés-aux-heures-supplémentaires, les journées d’un salarié sont cadrées par des horaires précis. Et même s’il est parfois difficile de ne pas penser au travail même dans sa vie privée, le fait de ne pas être sur son lieu de travail favorise la coupure entre privé et professionnel. 

A l’inverse, l’entrepreneur n’a pas d’horaires précis. Ça peut déborder un peu le soir et un peu le week-end. Mais l’avantage, c’est qu’on peut récupérer en s’octroyant une journée dans la semaine (celle où il fait beau, de préférence). 

« Oups, bah là, je me suis trompée… »

Entreprendre, c’est aussi échouer. Tout comme « Rome ne s’est pas faite en un jour », notre entreprise ne deviendra pas solide en deux semaines (ni trois) ! 

L’entreprise, c’est un peu comme un adolescent : elle grandit, elle se cherche, échoue un peu, change de direction pour un jour finir par trouver une voie qui lui correspond. 

J’ai essuyé beaucoup d’échecs. Pas nécessairement des échecs énormes, mais de petits échecs qui, en s’enchaînant, ont fragilisé mon projet. Ce fameux « oups », je me le suis répété plusieurs fois. Un mauvais rendez-vous, une erreur de devis, une décision hâtive… On fait tous des erreurs que l’on regrette. Le plus important est de ne pas s’arrêter. Il faut accepter l’échec et savoir se relever. Dites-vous bien que, dans tous les cas, on apprend beaucoup de nos erreurs, que l’on s’en rende compte immédiatement ou plus tard au cours de notre vie. 

Pour résumer, la vie d’entrepreneur, c’est quoi ? C’est une aventure pleine d’incertitudes et d’apprentissages en tous genres, source de stress mais aussi de grandes joies. C’est la possibilité de créer une vie selon ses propres termes et de toucher la liberté du doigt. Le premier devis, le premier contrat, le premier chèque. Mais aussi le premier défaut de paiement, le premier devis sans réponse… La vie d’entrepreneur est un concentré d’émotions… 

Et vous, qu’est-ce que l’entrepreneuriat à changé dans votre vie ? 

Marion CHAULOUX 

Plus sur l'auteur

Retrouvez-moi également sur les réseaux sociaux ! 

Facebook

images

google plus logo responsive

 Et découvrez mon site Internet ici : www.dynamo-neocom.fr

Capture

Publicités

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s