Etre ouvert aux autres, à quoi ça sert ?

Ouverture au MondeIl y a quelques jours, j’étais invitée à intervenir devant des étudiants post BAC sur le thème de l’ouverture aux autres, l’ouverture au Monde. Quelle expérience ! Si riche que j’ai voulu la partager (à retardement) avec vous. Même si, oui, l’ouverture aux autres est un sujet un peu tabou, un peu « spirituel » et donc pas assez concret. Et pourtant, que sommes nous sans les autres ? Nous ne faisons rien tout seul ! Alors, tabou ou pas tabou, c’est important et j’en parle. 

Les étudiants présents sont arrivés le matin de leurs écoles respectives, situées un peu partout en Bretagne. En parallèle, nous étions une vingtaine de « témoins » à intervenir. Beaucoup de monde, donc, pour animer cette journée haute en couleurs. Autant dire tout de suite que j’étais impressionnée, aussi bien par le nombre de personnes présentes, que par l’organisation sans failles ou encore le lieu ! Après le message de bienvenue, nous nous retrouvions en petits groupes et est venue l’heure de témoigner. Bien qu’habituée à intervenir en formations auprès d’adultes régulièrement, c’est avec le palpitant emballé et la voix qui tremble que j’ai commencé mon intervention. Ce n’est pas tous les jours qu’on doit s’exprimer sur un sujet comme celui de l’ouverture aux autres et au monde, qui relève du domaine de la réflexion intérieure, en donnant des exemples issus de ma propre expérience… Et j’ai relevé le défi. Tel a été mon discours : 

Parler au micro » Bonjour à tous et merci d’être là aujourd’hui. Je suis ravie de vous rencontrer. Je m’appelle Marion CHAULOUX. J’ai 24 ans, donc pas beaucoup plus que vous, peut-être même moins pour certains d’entre vous.

Pour me présenter brièvement, je suis chef d’entreprise depuis le 1er octobre 2013, et j’interviens notamment en formations sur les thèmes du marketing, de la stratégie et de l’entrepreneuriat. C’est la première fois que j’interviens devant un public aussi jeune, c’est un peu intimidant pour moi, car il n’y a pas une grande différence d’âge… Mais je suis contente de relever ce défi.

En fait, depuis six mois, ma vie n’est faite que de défis. Et il y a un lien très fort avec le sujet que l’on va aborder aujourd’hui puisqu’il s’agit de l’ouverture au monde, l’ouverture aux autres. C’est justement depuis que je m’ouvre au monde et aux autres que ma vie a radicalement changé. Je vous en reparlerais dans la deuxième partie de mon intervention.

Qu’est-ce que ça veut dire s’ouvrir au monde, s’ouvrir aux autres ?

Dans un premier temps, j’aimerai revenir sur le thème « s’ouvrir au monde, s’ouvrir aux autres ». Quand on m’a demandé d’intervenir, j’ai beaucoup réfléchi au thème. Vous savez, quand on est dans notre petite routine, les papiers, le travail, les cours en ce qui vous concerne, et qu’on reçoit une invitation qui peut nous faire sortir de cette routine, ça attire notre attention. Et donc un jour, il y a quelques semaines, j’étais en train de travailler, et j’ai donc reçu une invitation à intervenir devant des étudiants pour témoigner sur le thème de l’ouverture aux autres. J’ai délaissé ce que j’étais en train de faire et j’ai réfléchi. Je me suis dit : « Oui, ça peut être intéressant, mais avec des jeunes étudiants, ça va me faire flipper, je ne vais pas être à l’aise, et puis qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur dire ? On a le même âge, on a probablement la même expérience de l’ouverture au monde ! ». Les jours sont passés et puis j’avais toujours cette invitation quelque part dans la tête, qui me tentait bien mais… je n’osais pas.

Et en fait cette invitation m’a permis de faire un bilan : depuis six mois, depuis que j’ai quitté l’école, je n’ai jamais autant appris. C’est un peu contradictoire ! Et en fait, j’ai compris que, une fois l’école terminée, livrée à moi-même et avec une entreprise à faire tourner, j’ai été obligée de m’ouvrir aux autres, pour trouver des contacts, pour apprendre à faire fonctionner une entreprise, à gagner des clients… Et j’ai énormément appris de cette période et des gens que j’ai rencontré. Et ma présence aujourd’hui me semble être un juste retour des choses, et je ne pouvais pas refuser.

Alors, pour rentrer dans le vif du sujet : qu’est-ce que l’ouverture au monde, l’ouverture aux autres ? Il y a plusieurs façons d’aborder le thème : spirituellement, pratiquement / matériellement, physiquement… J’ai choisi de l’aborder d’un point de vue spirituel, car à mon avis, ça entraîne tout le reste.

J’ai beaucoup lu pour préparer cette intervention et j’ai découvert des auteurs très calés sur le sujet, qui ont fait des œuvres passionnantes. L’une a particulièrement retenu mon attention. C’est celle de Léo BABAUTA (How to Become Open to Life) dans laquelle il dit que, dans un processus naturel, quand est enfant, on est naturellement ouvert au monde qui nous entoure. Regardez un enfant : il souri à tout le monde, qu’il connaisse ou qu’il ne connaisse pas. Adulte, ça arrive aussi mais moins souvent. Essayez de sourire à quelqu’un dans la rue ou dans le bus, il y a autant de chances qu’il baisse les yeux qu’il vous sourit en retour, non ?

Dans nos jeunes années, on est donc naturellement ouvert aux autres. On est réceptif à notre environnement et en même temps on s’expose à des souffrances. Les critiques des autres qui nous atteignent plus ou moins, les comparaisons que d’autres font ou que l’on fait soi-même pour comparer nos physiques, nos activités… Et avec tout ça on souffre et on est amené à se fermer automatiquement, à se créer une carapace de protection, un masque pour barrer toutes ces attaques et ne plus en souffrir, ou moins.

On peut se fermer de différentes façons :

  • L’humour. Beaucoup de gens y ont recours. Vous savez il y a des gens qui paraissent très enjoués, drôles, pleins de vie, et qui pourtant, au fond d’eux, sont très sensibles, voire malheureux. Ils se cachent derrière l’humour pour ne pas être atteint par les agressions.
  • La méfiance. Certaines personnes, après de mauvaises expériences, sont méfiantes, voire peureuses.
  • Ou encore la distance que certaines personnes mettent entre elles et les gens qui les entourent. Elles ne laissent entrer personne dans leur petit monde.
  • … 

Chacun créé ses propres mécanismes de défense et c’est généralement inconscient, on ne s’en rend pas compte. Petit à petit, on se ferme, on passe à côté de plein de choses : de rencontres, de bons moments, de vérité, peut être même de sa vie parfois. Et un jour on peut sentir qu’on n’est plus tout à fait soi-même, parce qu’on s’est tellement fermé qu’on a dévié un peu… Et ce  constat peut se transformer en véritable mal-être pour certaines personnes. Ce n’est pas une question d’âge. Des gens peuvent ne jamais dévier de leur route, d’autres ne jamais s’en rendre compte. Certains s’en rendent compte à 20, 40, 60 ans… Il n’y a pas de règle. Mais quand ça arrive, c’est douloureux et on se sent perdu. C’est peut-être le cas de certains d’entre vous, qui pouvez peut être vous dire qu’à un moment donné dans votre vie, vous avez perdu le fil, vous vous êtes fermé aux autres, au monde et vous n’êtes finalement pas dans votre voie, pas dans les bonnes études, pas dans le bon métier. C’est possible. Moi ça m’est arrivé et ça été une grosse claque…

Alors comment apprendre à être plus ouvert ?

Comment faire en sorte de toujours faire les bons choix pour vous, en fonction de ce que vous ressentez, de ce que vous voulez vraiment ? 

Dans un premier temps, je pense qu’il est indispensable d’apprendre à accepter la vie sans jugement : c’est-à-dire, ce qu’il nous arrive, ça nous arrive et puis voilà, on doit se désencombrer de ces pensées inutiles qui disent en boucle « et si j’avais fait ci », et « si ça c’était passé comme ça »… En pensant à ça, on n’est pas totalement ouvert.

Il faut se forcer à être heureux quoi qu’il arrive. C’est difficile bien entendu ! Ça demande de l’exercice au début, mais c’est comme tout, en faisant, ça devient automatique. Et croyez-moi, quand vous chassez le pessimisme de votre vie, c’est un changement radical ! 

De même, moins juger les autres, moins critiquer, accepter les petits défauts de ceux qui nous entourent, ça permet d’être moins exigeant, plus ouvert et plus sereins. Ils sont comme ça, on ne les changera pas. Ça encore ça paraît difficile, on à l’impression que juger les autres, c’est un peu automatique, mais encore une fois on peut le changer. Par exemple, un truc tout bête, quand on se rend compte qu’on juge, on peut faire une pause et essayer de comprendre pourquoi on juge.

Gardez aussi un regard objectif sur vous, soyez capables de détecter quand vous vous éloignez des gens, quand vous vous renfermez sur vous-mêmes. Demandez-vous pourquoi. Sans vous juger ! C’est important de ne pas se juger, d’être indulgent avec soi-même. On est souvent dur avec nous-mêmes. Quelqu’un m’a dit un jour : « Regardes-toi et juges toi comme tu regardes et juges un ami ». Et c’est vrai. On peut devenir son propre ami.

Enfin, n’essayez pas de tout contrôler. On ne peut pas tout contrôler, c’est impossible. Pourtant, beaucoup d’entre nous faisons cette erreur. Nous voulons tout maîtriser dans notre vie, pour ne pas avoir à être pris de court si un événement se produit, parce qu’on n’aime pas ça. Mais en essayant de tout contrôler, on se met une pression folle et on se ferme aux autres et aux opportunités qui peuvent s’offrir à nous.
On vous l’a sûrement très souvent dit, mais acceptez les choses comme elles viennent. Vivez le moment présent, ne restez pas bloqué dans le passé et, même s’il le faut bien un peu, ne soyez pas sans cesse en train de planifier l’avenir. Soyez à l’écoute des gens, soyez sereins, et naturellement vous allez vous ouvrir aux autres et au monde qui vous entoure. Ecoutez vos envies, vos aspirations et suivez-les. Quand on est en phase avec soi-même, on est naturellement bien et on rayonne de bonheur. Et on sait que les gens qui rayonnent de bonheur attirent du monde autour d’eux, tout comme les gens tristes ont tendance à faire fuir.
Donc c’est un cercle vertueux, qui est un peu dur à mettre en route, qui nécessite des efforts, mais qui en vaut vraiment la peine, car une fois lancé, tout s’enchaîne simplement : notre façon de voir la vie, notre attitude, notre sourire, notre façon de parler, notre ouverture aux autres.

Et cette ouverture aux autres et au monde est nécessaire, car on apprend énormément des autres. On ne fait rien tout seul.  » 

Et vous, quelle est votre vision de l’ouverture aux autres ? 

Marion CHAULOUX 

Plus sur l'auteur

Retrouvez-moi également sur les réseaux sociaux ! 

Facebook

images

google plus logo responsive

 Et découvrez mon site Internet ici : www.dynamo-neocom.fr

Capture

Publicités

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s