Ces deux choix qui m’ont impactée…

6846023-carrefour-dans-le-paysage-rural-sur-la-colline-de-paturagesJ’adore écrire. Ce blog est pour moi à la fois un passe temps et un moyen de développer ma visibilité professionnelle. Mais j’ai remarqué que c’était aussi un lieu où, bien que virtuel, j’aimais passer du temps pour apprendre (l’écriture d’un article nécessite un véritable travail de recherche et d’auto formation), me poser des questions et même faire le point.

Cette semaine j’ai envie de vous parler d’une expérience qui vient de se passer dans ma vie et qui a laissé des traces de son passage que je ressens encore aujourd’hui. Je me demande encore si c’est à cause de son caractère récent (il y a deux semaines à peine), ou si c’est parce que ça m’a vraiment ébranlée au plus profond de moi…

Il s’agit d’un choix que j’ai eu a faire, et qui m’a profondément déstabilisée. Je vais vous parler avec mes tripes, me mettre à nu. De toute façon, je ne sais faire que ça. Pas de demie mesure. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que je suis convaincue que ça peut faire écho en chacun de vous. Nous avons tous des choix à faire, et pourtant, « nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit » – Romain ROLLAND. 

 » L’autonomie, la liberté, l’indépendance… »

Vous le savez peut être déjà, je suis chef d’entreprise. Ou plutôt, je suis « indépendante ». Je tiens énormément à ce terme qui résume, à mon sens, la notion que je me fais de l’entrepreneuriat. Je n’ai pas créé de société à échelle mondiale, ni même nationale. Au contraire, j’ai une toute petite entreprise à échelle locale. Pour tout vous dire, je n’ai pas d’autres locaux que le bureau de mon domicile, je n’ai pas de milliers d’euros en stocks, je n’ai même pas du dépasser d’argent pour enregistrer mon entreprise. Et pourtant, je suis bien chef d’entreprise. Indépendante.

Le salariat ne me convient pas du tout. J’ai une peur. Une peur immense et plutôt inexpliquée. Celle d’être enfermée, bloquée. La routine, par exemple, me dérange énormément, si bien que je suis parfois instable pour la fuir. Et le salariat, dans son ensemble, représente pour moi cette peur de l’enfermement.

Comme beaucoup de ceux qui ont fait ce choix un jour, j’ai choisi l’entrepreneuriat pour ce que cette expérience pouvait m’apporter de plus que le statut dans lequel j’évoluais auparavant. « Ma vie d’avant », comme j’aime l’appeler, celle dans laquelle je me sentais étriquée, avec un trou au cœur, l’intime certitude qu’il me manquait quelque chose.

Comme c’est sûrement le cas pour vous qui êtes aussi chefs d’entreprise ou souhaitez le devenir, j’ai fait ce choix par conviction, parce que je sens qu’au fond de moi je suis faite pour ça. Plus qu’une attirance, c’est une passion qui nous pousse à agir tôt ou tard. Je n’ai pas attendu longtemps, je me suis lancée dès que j’ai pu, sitôt ma scolarité terminée. Comme ça, c’était fait, j’allais enfin voir par moi-même ce que j’enviais souvent dans la vie des autres : l’autonomie, la liberté, l’indépendance.

La révélation

21065012-gratuit-bonne-femme-appreciant-la-nature-beauty-girl-en-plein-airAprès le déclic, l’idée, j’ai mis deux mois à créer mon entreprise. Elle était sur les rails, et, même si le voyage était un peu chaotique au départ, ça avançait et c’était l’unique chose qui m’importait.

C’était pour moi comme le début d’une grande aventure en solitaire, après avoir passé des années à l’école à suivre des cours, à travailler en groupe, à « faire comme les autres », puis à suivre les consignes d’une entreprise… Désormais, j’étais seule, livrée à moi-même, avec toute l’excitation qui accompagne ce défi.

Défi, le mot est lâché. Je pense que j’aurai du mal à trouver un mot plus approprié à ce que je considère comme une véritable quête.

Après quelques mois, si je devais écrire mon premier carnet de voyage, quels seraient les constats ? Qu’ai-je trouvé sur ma route ? De la liberté, en quantité enivrante ! De la peur, en dose suffisante pour paralyser quelques fois à 100 %. De la nouveauté, de la recherche, des émotions par paquets de 1000… Et surtout, je crois bien que je m’y suis trouvée moi-même. Cette aventure me réveille, m’anime, comme une révélation. 

Le cœur à l’ouvrage

Une entreprise c’est notre bébé, notre bijou, notre chef d’oeuvre. On y met tout notre cœur et à force de s’y investir, on y met aussi un part de nous-même. On y met notre caractère, on la « personnifie ». J’aime ce mot, « personnification ». Je trouve qu’il s’accommode plutôt bien avec le terme de l’entreprise. Quand je parle de mon entreprise, c’est toujours avec beaucoup de tendresse, de bonheur et de reconnaissance. J’en parle un peu comme d’un amie…

Bien sûr, j’ai parfois peur. Souvent, même. Peur de ne pas réussir, de ne pas trouver de clients, de ne pas assez bien travailler. Peur de devoir retourner salariée, ma plus grande hantise ! La peur paralyse. La peur rend aveugle et neutralise notre état d’esprit fécond, cette dynamique positive si précieuse à notre réussite.

 » Chaque jour est un pas de plus vers l’équilibre « 

Je pense avoir touché du doigt cet état d’esprit qui nous permet de dépasser nos craintes, de les mettre en sourdine et avancer malgré nos angoisses. J’avais atteint un point où, après avoir passé des mois à me ronger les sangs en pensant à l’avenir, j’étais parvenue à vivre au jour le jour, sans trop me projeter, et à faire du mieux que je pouvais chaque jour en faisait confiance à la vie. C’était agréable, confortable, et fécond. J’arrivais chaque jour un peu plus à discipliner mon esprit pour le faire lâcher prise sur les éléments incontrôlables de la vie sur lesquels je focalisais habituellement et qui me faisaient perdre une énergie folle. Tout cela n’est pas palpable, on ne peut pas le mesurer, le voir, le toucher. Mais c’est pourtant indéniable : on se transforme et on mûrit. Chaque jour est un pas de plus vers l’équilibre.

Petit à petit, j’ai réussi à prendre confiance, à organiser et à m’organiser. Je commençais à avoir des clients et ils étaient satisfaits de mon travail. J’avais mis en place une façon de travailler qui me convenait parfaitement. Travail et plaisir étaient liés. Tout était parfait. Et tout à été chamboulé…

La semaine des deux choix

En l’espace de sept jours, j’ai reçu deux propositions auxquelles je ne m’attendais pas : celle de postuler au poste de Responsable Marketing d’un grand groupe agroalimentaire, puis celle de créer une société avec deux tiers. Deux choix impactant, qui, je l’ai rapidement compris, avaient le pouvoir de transformer le cours de ma vie. Je me suis torturé les méninges pendant des heures, pesant le pour et le contre de chaque décision.

L’important n’est pas le choix, l’important est la raison de ce choix. Et, après quelques jours, je me suis rendue compte que je n’étais pas attirée par les bonnes raisons. En plus de ça, j’ai l’impression d’avoir initié une quête en créant mon entreprise, et je dois aller au bout de cette quête. Je sens que le chemin est encore long. Alors j’ai refusé ces propositions. 

Mais le mal était fait. Mon petit équilibre, fragile, s’est renversé d’un coup. J’ai perdu mes repères, ma façon de travailler, mon état d’esprit à changé. J’ai eu l’impression d’être déconcentrée, déconnectée. J’ai basculé d’un coup dans le pessimisme et toutes mes craintes sont revenues d’un coup. L’argent, la satisfaction des clients…

Cela m’a fait prendre conscience de deux choses : on n’a pas forcément conscience de l’intensité avec laquelle on peut être concentré sur une tâche, et, quand on en est détourné, c’est très difficile de retrouver cette concentration. 

Mais je me dis qu’il n’y a pas de hasard, et si cette expérience est arrivée à ce moment là, c’est qu’elle a quelque chose à m’apprendre. J’essaie chaque jour de retrouver l’état d’esprit qui me permet de travailler efficacement, dans l’optimisme et la confiance. C’est un vrai travail. 

Mais le plus important, c’est que cette aventure a forgé encore un peu plus la conviction que je suis une indépendante dans l’âme et dans le statut et, je pense, pour bien des années encore… 

L’entrepreneuriat n’est pas un choix, c’est une attitude. On peut en être un peu déconcentré parfois, on y revient toujours car on sent que c’est ce qui nous va le mieux. Si vous avez des choix à faire, n’ayez pas peur d’être un peu chamboulé… Soyez fidèles à vos valeurs, écoutez votre petite voix, restez vous-même, et votre choix sera le bon. 

Marion CHAULOUX En savoir plus sur l'auteur

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2 réflexions sur “Ces deux choix qui m’ont impactée…

  1. passionvoyageuse dit :

    Hello! super article… c’est presque moi ! Rires… enfin pas tout à fait mais disons que je suis dans le même état d’esprit que ton article et donc je comprends que très bien… si tu veux bien, restons en contact, tu pourras sûrement m’apprendre beaucoup de choses… mon parcours est un peu long à expliquer ici mais disons que je me sens à la fois “libre” et “perdue” face à mes choix… je sais exactement ce que je ne veux plus… être salariée… ou du moins plus dans les mêmes conditions qu’auparavant .. je me suis lancée dans un projet depuis quelques mois mais c’est long et seule j’ai de la peine à garder le cap et le moral ! Retrouvons-nous sur FB ! A+

    Aimé par 1 personne

    • DynamoMarketing dit :

      Bonjour ! Je te remercie pour ton commentaire. La vie nous met parfois face à des défis impressionnants et le fait d’y penser nous déstabilise profondément… Mais il faut garder en tête que nous avons toutes les clés en nous pour franchir ces épreuves. A bientôt sur Facebook 🙂

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