Entrepreneurs, comment éviter le burn-out ? 4 conseils pour garder le cap

Burn-outLe « pétage » de câble royal de Solène au bureau, la crise de nerf de Francis l’année dernière, la démarche nonchalante de Gilles dans les couloirs… Vous vous souvenez ? Derrière ces comportements quotidiens de votre entourage se cache peut être plus qu’une simple attitude passagère. Et si le burn-out les avait emporté sur son passage ? 

Stress intense, suractivité, ras-le-bol… autant de mots associés au burn-out. Mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit ? Savez-vous qui sont les victimes de ce « mal du siècle » ?

Les personnes les plus touchées seraient celles qui s’investissent beaucoup dans l’entreprise, qui s’adaptent à toutes les situations de travail qu’on leur impose, qui mettent du cœur à l’ouvrage. Ces acharnés du sur-investissement sont les premières victimes de ce mal qui frappe comme un fléau.

On parle souvent du burn-out des salariés, rarement de celui des entrepreneurs. Pourtant, ces derniers aussi sont sujets à ce syndrome d’épuisement professionnel qui peut mener à la dépression. 10 à 20 % des chefs d’entreprise, artisans et commerçants présenteraient même des signes pré burn-out ! Un chiffre effrayant qui prouve une fois de plus que craquer au travail est désormais un mal de plus en plus courant. 

Quelles sont les causes de ces troubles physiques et psychologiques ? Comment repérer les signes précurseurs du burn-out ? Comment éviter de tomber dans cette spirale de l’angoisse ? Quand les chefs d’entreprise broient du noir… Allons faire un tour du côté obscur de la force ! (lancement à la Emmanuel Chain, Capital). 

Burn-out : « le mal de siècle » ?

La simple traduction du mot burn-out – brûler de l’intérieur – en dit long sur ce mal qui ronge de plus en plus de personnes. Des personnes qui se consument… Perte de motivation, douleurs dorsales, mal être généralisé, fatigue physique et mentale, somnolence, irritabilité, sommeil agité… de nombreux signes annonciateurs d’un burn-out qui guette. Mais ce sont aussi autant de signes d’un moment de faiblesse qui fait souvent tâche dans la vie des gens. Dans notre société où faiblesse rime avec échec, le tabou n’est jamais loin lorsqu’il s’agit d’aborder ouvertement le sujet. 

Le burn-out est un sujet tabou. On n’a pas de mal à en parler quand c’est celui des autres. Mais lorsque nous sommes la victime, le sujet est mis en sourdine. L’épuisement du chef d’entreprise est pourtant très sérieux. Comment diriger une entreprise quand rien ne va ? Comment prendre les bonnes décisions, suivre une stratégie, si vous vous battez déjà avec vous-même ? Cela va même parfois jusqu’à remettre en cause la pérennité de l’entreprise.

Stress et suractivité : deux facteurs clés du burn-out

Il existe une liste infinie de causes du burn-out, parmi lesquelles l’angoisse du « carnet de commandes », la charge de travail, la solitude du dirigeant, ou encore la gestion du personnel reviennent en tête. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que chaque personne a sa propre « recette », son propre processus de développement du burn-out (un peu plus de stress pour l’un, un peu moins de reconnaissance pour l’autre…), et qu’il s’agit en général d’une combinaison complexe de critères individuels. 

Burn-out

Le burn-out survient d’un coup, mais il s’installe progressivement. Et quand il est là, pas de négociation possible ! Difficile alors de prendre du recul sur une vie professionnelle qui, bien souvent, empiète sur la vie privée et l’impacte négativement. 

Heureusement, des solutions existent pour éviter d’en arriver là. Voyons maintenant de quoi il s’agit… 

4 conseils pour éviter le burn-out

Vous le savez, l’objectif de ce blog est de vous donner des solutions concrètes et faciles à mettre en oeuvre pour améliorer votre quotidien d’entrepreneur. Cet article ne déroge pas à la règle ! Je vous propose 4 conseils très simples à suivre pour éviter le burn-out : ouvrir les yeux pour faire le point, accepter vos limites, vous respecter et vous reposer. 

Conseil n°1 : ouvrez les yeux, où en êtes-vous ?

Il est d’une importance capitale d’être capable de prendre du recul sur votre vie, à tout instant. Soyez capable de regarder la situation d’un autre angle, comme si vous observiez un film, et d’émettre un avis critique sur ce que vous voyez. Faisons-le ensemble : là, maintenant, tout de suite, pendant que vous lisez cette phrase, observez-vous comme si vous étiez derrière un écran, en train de regarder un film. Quelle scène voyez-vous ? Probablement un homme ou une femme, devant son ordinateur ou son Smartphone, sa tablette. Comment se tient cette personne ? Semble-t-elle heureuse ? Sa vie lui convient-elle ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans son environnement ? Et plus globalement, dans sa vie ? 

Prendre l’habitude de se poser ce genre de questions, c’est se donner le droit d’évoluer, de grandir, écouter ce que l’on attend vraiment de la vie, mettre du sens dans vos actions. 

Acceptez d’ouvrir les yeux sur votre situation et de regarder les choses en face.

Donnez un cap à votre vie et ajustez la trajectoire en vous posant des questions régulièrement. 

– Votre situation vous convient-elle ? Vous conduit-elle tout droit vers le burn-out ?

– Etes-vous dans le déni ? Refoulez-vous chaque jour un peu plus les prémices d’un burn-out imminent ? 

– Quelles sont vos sources de stress ? Parvenez-vous à prendre du recul par rapport à ce stress ou vous accompagne-t-il au-delà du travail, dans votre vie privée ?

– Souffrez-vous d’un manque de soutien de la part de vos proches ? Cela vous empêche-t-il d’être pleinement épanoui ?

– La charge de travail est-elle adaptée à votre planning ? 

Demandez vous ensuite comment vous pouvez améliorer tout ce qui peut l’être. 

Conseil n°2 : acceptez vos limites

Dans l’entrepreneuriat, il y a ce que j’appelle « les deux écoles de l’extrême » : celle des entrepreneurs qui, en réaction aux charges de travail démentielles que certaines situations leur infligent, préfèrent quitter leur emploi, revendre leur entreprise, abandonner leur projet. Et celle des entrepreneurs qui, dans cette même situation, s’acharnent à travailler au delà de leurs limites. Dans l’une ou l’autre de ces situations, le poids du choix est lourd de conséquences. 

Si vous êtes de la deuxième école, OUI, vous avez certainement une capacité d’adaptation très forte, une résistance à l’effort, une aptitude à encaisser les nombreux coups durs qui se sont mis en travers de votre chemin d’entrepreneur, mais NON, vous n’êtes pas infaillible. Vous êtes humain ! 

Vous devez boucler un chantier pour demain et vous êtes loin d’avoir terminé ? Acceptez de ne pas en être capable. A quoi bon se convaincre du contraire, si c’est pour 1) risquer de bâcler le travail 2) vous tuer à la tâche 3) perdre une énergie considérable (énergie qui aurait pu être investie dans une négociation des délais avec votre client) ? 

Apprenez à accepter vos limites, lâchez prise. Laissez tomber cette illusion que vous pouvez tout maîtriser dans votre vie. Acceptez d’être fatigué, de ne pas avoir envie, de ne pas pouvoir. Apprenez à vous respecter. 

Conseil n°3 : respectez-vous

Parce que nous avons tendance à être pire avec nous-même qu’avec nos ennemis, que l’auto-sabotage est une compétence innée chez nous et que nous passons beaucoup (trop) de temps à nous flageller inconsciemment, nous pouvons légitimement dire que nous nous manquons de respect

Apprenez à prendre soin de vous, à vous écouter, et surtout, apprenez à dire « non » et « stop » avant qu’il ne soit trop tard. Ecoutez votre corps plus souvent. Il sait ce qu’il vous faut et ne cesse de vous le dire. Une douleur ? Soignez-la. Une tension ? Alertez-vous. Une fatigue générale ? Reposez-vous. 

Conseil n°4 : reposez-vous

Le burn-out survient toujours dans les moments de baisse d’énergie, alors que vous êtes vulnérable, une proie facile. Veillez à garder un niveau constant d’énergie.

Reposez-vous, prenez du temps pour ne rien faire, vous détendre sans culpabiliser. Vous avez le droit de ne rien faire. En profitez-vous ? Et si votre planning est chargé au point de ne pas pouvoir vous libérer suffisamment de temps libre pour décompresser, aménagez des temps de pause (courts mais quotidiens), que vous vous efforcerez de respecter. Vingt minutes de sieste chaque jour, trente minutes pour vous adonner à une activité qui vous plaît, un peu de sport ou de lecture… 

Prendre soin de vous n’est pas une option. Et pour ceux qui se disent encore « je n’ai pas le temps », demandez-vous plutôt comment vous ferez quand vous ne pourrez plus travailler parce que vous aurez trop tiré sur la corde. 

Si c’est possible, prenez des vacances, partez ! Changer d’environnement est bon pour votre moral.

Barrez l’accès à votre esprit à toutes les pensées qui vous ramènent au travail et rechargez vos batteries. Retrouvez-vous.

Pensez également à boire beaucoup, manger équilibré et respecter votre quota de sommeil. On le répète souvent, et pourtant, respectons-nous ces trois règles simples ? 

Et vous, quels sont vos conseils pour éviter le burn-out ? 

Marion CHAULOUX 

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