Comment j’ai failli tout faire planter…

ErreurVous qui débutez une activité entrepreneuriale, cet article va vous faire gagner beaucoup de temps ! A l’occasion, il vous permettra aussi de vous éviter tout un tas de stress et de conflits intérieurs inutiles… 

Créer une entreprise n’a jamais été chose aisée. C’est bien connu, et je peux confirmer.

Comme vous le savez, l’objectif de ce blog est de vous donner des clés concrètes et efficaces pour gagner du temps, éviter les pièges les plus courants et trouver rapidement votre marché.

C’est sur ce dernier point que j’ai décidé de consacrer cet article, et je vais vous en parler à travers ma propre expérience. 

Le syndrome des œillères 

Voilà maintenant près d’un an que j’ai pris mon petit baluchon et que j’ai franchi la porte de l’entreprise qui m’embauchait, avec en tête un nouveau projet, celui de créer ma propre affaire. Consultante, j’ai eu la chance de démarrer sans investissements conséquents et lorsque je suis allée voir le banquier, ce n’était pas pour lui demander de l’argent, mais juste pour ouvrir un compte professionnel.

Je n’ai – bien entendu ! – pas manqué l’occasion de présenter au banquier mon projet, qui était alors de proposer des études marketing (études de marché, de satisfaction, Business Plan…) aux professionnels de la filière agricole, dans laquelle j’avais fait toutes mes études et décroché 4 diplômes.

Les mois ont commencé à passer, et malgré les efforts déployés, les clients n’étaient pas au rendez-vous. Des centaines de mails, un millier d’appels pour finalement n’obtenir aucun client. Je souffrais, sans le savoir, du syndrome des œillères…

Ce jour où j’ai ouvert les yeux

Quatre mois sont passés ainsi, quatre mois pendant lesquels je ne cessais de me répéter : « C’est normal, c’est le début, continues continues, ne t’arrêtes pas ». Ça aurait pu être payant, mais ça n’a pas été le cas. Ça aurait aussi pu entacher ma motivation et mon envie de poursuivre l’aventure. Par chance, ça n’a pas été le cas non plus.

Ce n’est que quelques mois après (c’est à dire, il y a peu de temps…) que j’ai compris que je m’étais enfermée dans un schéma, à tel point que j’en avais perdu mon oeil critique sur 1) le temps qui passe (il aurait fallu réagir plus vite) et 2) la réalité du marché (à savoir, le marché n’existait pas !).

Vous avez lu ? « Le marché n’existait pas« . C’est quand même pas rien ! Bien entendu, si on a détecté un besoin suffisamment fort, on peut « créer le marché » et c’est même un avantage d’être le premier. Mais dans mon cas, j’ai compris que j’étais en avance de quelques années. Et on fait comment quand on comprend ça seulement quatre mois après ? Et bien on commence par retourner voir dans son Business Plan où on s’est trompé, et puis on retourne vite sur le terrain parce que, pendant qu’on cherche, le temps passe et le frigo se vide ! A ce moment là, j’ai bien faillé « foirer les plans »… Autrement dit, j’ai frôlé la cata !

Alors que j’aurai pu plier bagages et laisser tomber, j’ai pris une autre décision. Il fallait que je voie plus large.

C’est là que j’ai commencé à développer la qualité qui a « sauvé les plans », et qui me sert tous les jours depuis : la capacité d’adaptation.

Ton client veut ça ? Donnes-lui ça. 

C’était décidé, rien ne me fera arrêter, surtout pas au bout de quatre mois seulement (je ne me voyais pas vraiment dire à tout le monde que j’arrêtais déjà… et surtout, je n’en avais pas la moindre envie !). Donc, il fallait que l’argent rentre, par la porte ou par la fenêtre ! Je devais faire du chiffre d’affaires. 

J’ai commencé par élargir ma cible. Puis le champs de mes prestations. Puis mon approche commerciale. J’ai appris à voir, juger et saisir une opportunité. 

Petit à petit, mon offre a totalement évolué, avec une règle : suivre les attentes des clients. Dès que je détecte un besoin chez mes clients et que ce besoin entre dans mon champs de compétences, je mise dessus en partant du principe que, si ce client a ce besoin, c’est que d’autres doivent l’avoir aussi. Ça s’est révélé vrai et ça m’a permis d’affiner un peu plus mon offre au fil du temps.

Vu sous cet angle, l’adage qui dit que « le client est roi » est plutôt respecté. En tout cas, s’il n’est pas roi, il est quand même votre source de revenus, alors autant faire en sorte que ce que vous proposez soit ce dont le client a précisément besoin. 

Trouver le juste dosage 

Attention tout de même à ne pas vous éparpiller. Encore une fois, tout est une question de dosage ! S’adapter est une vraie qualité et probablement celle qui vous mènera vers votre marché, là où vous avez votre place. Mais attention de rester concentré sur votre domaine de compétences. J’ai fait cette erreur là. Je me proposais de répondre à toutes les demandes qui arrivaient ! Evidemment, certaines sortaient de mon coeur de métier et j’ai appris qu’il valait mieux ne pas faire que de faire médiocrement. Gardez en tête que vous devez être reconnu comme LE spécialiste dans votre domaine, et prenez le temps pour trouver et vous former dans ce domaine précis. Pour tout le reste, entourez-vous des bonnes personnes. 

Voilà comment de consultante en marketing pour la filière agricole je suis devenue consultante en marketing, web-marketing et formatrice pour les petites entreprises (spécialisée dans les réseaux sociaux). 

L’enseignement que j’ai tiré de tout ça est qu’il faut être capable de s’adapter en permanence. Il est facile de se perdre dans une bataille avec comme unique raison une persévérance à toute épreuve. La persévérance est une grande qualité, mais j’ai compris qu’il fallait savoir la doser, la mesurer et accepter qu’il faut parfois recadrer les choses. Cela ne signifie pas abandonner, au contraire, c’est faire preuve d’intelligence que de se dire : « Ok, je me suis peut être trompé de chemin cette fois-ci, mais maintenant je vais pouvoir réajuster les choses ». Entreprendre, c’est tester, tâtonner, essayer, échouer pour mieux réussir. Je sais désormais que c’est aussi doser, mesurer et observer. Retirer mes œillères et accepter de m’ajuster aux vraies demandes du marché a été douloureux, mais c’est aussi ce qui m’a permis d’aller plus loin et de faire évoluer mon activité. 

Soyez donc persévérants mais n’oubliez pas de rester ouverts, curieux et à l’affût des opportunités de business.

A bon entendeur ! 

Dédicace à mon banquier, que j’ai vu cette semaine et dont la tête de six pieds de long à l’évocation de ce revirement de situation m’a inspiré cet article 🙂 ! 

Marion CHAULOUX 

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4 réflexions sur “Comment j’ai failli tout faire planter…

  1. Gégout dit :

    Je me suis complétement reconnue dans ton article, j’ai moi même virer de bord … tout en respectant mes aptitudes professionnelles mais en m’adaptant à la demande.
    J’ai parcouru quelques un de tes articles, fort intéressant je vais poursuivre !
    Sarah

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