RÉSEAUX SOCIAUX #9 – Le référencement a-t-il encore du sens ?

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Plusieurs de mes clients m’ont déjà demandé de faire de mon mieux pour faire en sorte qu’ils soient « bien référencés », c’est-à-dire bien placés dans les résultats des moteurs de recherche. 

Bien que cette requête soit tout à fait pertinente et intelligente, je leur dis souvent que cela m’est délicat, pour les deux raisons suivantes : 

  • Ce n’est pas mon métier premier,
  • Le référencement n’est pas une science exacte, encore moins aujourd’hui !

Cela m’amène souvent à me poser des questions, et, cette fois, c’est à vous, amis référenceurs et autres web-masters que j’adresse cet article, pour vous faire part de mes interrogations. 

Le référencement, ce n’est pas mon métier 

Mon métier : accompagner les professionnels sur la compréhension, la mise en place et l’animation des réseaux sociaux. Pour cela, je suis à même de créer des outils qui pourront en effet booster la visibilité des entreprises de mes clients sur les réseaux sociaux, et donc, améliorer leur référencement. 

Mais les réseaux sociaux ne sont qu’une partie seulement des nombreux leviers existants pour optimiser le référencement. Nous ne savons d’ailleurs pas quelle part ils représentent dans les mystérieux calculs mis au point par les moteurs de recherche pour définir l’ordre d’apparition des résultats. Les algorithmes évoluent vite (tous les jours !) et sont tenus ultra secrets (un peu comme la recette originale du Coca-Cola, quoi…).  

Pour cette raison, mon intervention a ses limites et il est très difficile de prévoir un résultat. Il en est de même pour les référenceurs, dont le métier est justement de booster le référencement, qu’il soit payant (mise en avant par des encarts publicitaires, achat de mots-clés…) ou naturel (système de liens, réseaux sociaux, blog, site Internet…). 

Le référencement n’est pas une science exacte, encore moins aujourd’hui ! 

Vous l’avez compris, le référencement est une notion relativement difficile à maîtriser tant il y a de paramètres à prendre en compte, et de part leur caractère hautement confidentiel. 

Mais je m’interroge sur les effets possibles d’un autre paramètre, celui de l’influence du big data et de la personnalisation des recherches. Le Big Data, c’est le volume (énorme !) de données laissées, comme autant de traces, sur le Web par les Internautes. Cela permet aux sites et moteurs de recherche d’en savoir bien plus sur vous que vous ne pouvez l’imaginer. 

Pour comprendre, voici un exemple concret. Vous êtes sur Internet et visitez un site de voyages. Vous cliquez sur la rubrique « Espagne » (il fait, beau, il fait chaud, il y a des mojitos !). Puis finalement, après une rêvasserie d’une demie-heure à vous laisser guider de liens en liens sur des hôtels espagnols tous plus beaux les uns que les autres, vous quittez tout et vaquez à vos occupations. 

Le lendemain matin, alors que vous étiez prêt à vous concentrer sur votre première tâche de la journée, vous allumez votre ordinateur, ouvrez Internet et PAF… une publicité apparaît à droite de l’écran : « Réservez un hôtel *** à Madrid à SEULEMENT 890 € la semaine ! »

Ça vous parle sûrement un peu plus ! C’est pareil avec les chaussures, les objets numériques, les babioles… tout, en fait ! 

Mais alors, quelle est la place du travail de référencement dans cet univers ultra personnalisé ? A-t-il encore un sens ? Est-il modulable ou n’a-t-on plus la main pour tenter d’influencer les résultats en notre faveur ? 

C’est maintenant que j’en appelle à vos compétences, Hommes et Femmes du Web 🙂 ! Aidez-moi à élucider ce mystère que représente à mes yeux l’avenir du référencement… 

Marion CHAULOUX 

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4 réflexions sur “RÉSEAUX SOCIAUX #9 – Le référencement a-t-il encore du sens ?

  1. Marc dit :

    Bonjour,

    je pense qu’à vous quatre vous avez parfaitement résumés les enjeux liés au référencement.

    En fait il y a deux aspects derrière ce qu’on appelle communément « le référencement » : le « référencement » proprement dit et le « positionnement ».

    Le référencement consiste à faire en sorte que les supports web soient correctement indexés (donc répertoriés) par les moteurs de recherches. Et sur ce point tout particulièrement, ce sont les aspects « on-page » évoqués par Steve et Julien qui sont déterminants. En optimisant les aspects on-page, on va chercher à faire en sorte que les pages que l’on souhaite faire prendre en compte par les moteurs le soient correctement. Car il ne suffit pas qu’un moteur indexe une page ; encore faut-il qu’il l’indexe sur les critères que l’on attend.

    Ensuite il y a le positionnement des pages, c’est à dire la façon dont les moteurs vont les classer les unes entre les autres (tous sites confondus) selon la requête émise par l’internaute. C’est de ce classement que vont résulter les SERP (pages de résultats) que voit s’afficher l’internaute quant il fait une recherche. Et là, ça devient extraordinairement très compliqué.

    Ca devient compliqué au sens où, comme l’évoque Julien, un moteur de recherches tel que Google utilise certes environ 200 critères pour classer les pages entre elles selon les mots clés et expressions recherchées, mais ces 200 critères connus ne sont que ceux sur lesquels le moteur communique officiellement. Il y en a un certain nombre d’autres sur lesquels il ne communique pas du tout car ils font partie de son coeur de métier, de ses « secrets » de développement. Certains d’entre eux sont plus ou moins identifiés ou pressentis par des équipes de pros du SEO qui font de nombreux tests et essais, mais cela reste tout de même sinon flou du moins extrêmement fluide et changeant avec le temps.

    Pour autant, ce qui fait qu’un site web apparait de manière « satisfaisante » dans les résultats de recherche dépend à la fois de la notoriété des pages (liens faits vers ces pages, entre autres) et de la confiance qu’accorde le moteur aux dites pages. Mais d’autres critères agissent aussi sur les résultats, comme par exemple l’antériorité du nom de domaine concerné vis à vis de sites concurrents, le nombre de pages, la pertinence des contenus (pour les algorithmes du moteur), la concurrence sur les mots clés / nombre de pages qui contiennent ces mêmes mots-clés, etc, etc… Je passe la géolocalisation des recherches, et le fait que la plupart des internautes soient aujourd’hui connectés à un compte Google grâce auquel le moteur analyse les centres d’intérêts de l’internaute, les sites qu’il consulte, les liens qu’il clique, et lui renvoie des résultats en tenant compte de ces mêmes analyses.

    Cette complexité globale est une conséquence directe de ce qui s’est passé dans le domaine du « référencement » au cours de ces 10 dernières années. A force de biaiser par différentes techniques SEO le classement des résultats par les moteurs, ces derniers ont mis en place des algorithmes visant à neutraliser purement et simplement ces techniques jugées « illégales » par ces mêmes moteurs. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le référencement est devenu très compliqué à mettre en oeuvre et ne peut plus se réduire à quelques techniques qu’il suffirait d’appliquer bêtement.

    Ce qu’il faut retenir, en tout cas, c’est que pour un moteur (qui vend ses services notamment en tant que régie publicitaire), le rapport de confiance entre l’internaute et lui-même est déterminant. L’internaute utilise le moteur parce que lorsque le premier interroge le second, ce dernier lui propose des résultats qui correspondent à ce qu’il recherche. Le moteur de recherches vend ses outils publicitaires parce qu’il draine une audience phénoménale, argument imparable pour ceux qui veulent être vus grâce aux liens sponsorisés que propose la régie. Autrement dit : le moteur a tout intérêt à proposer des résultats qui soient les plus « authentiques » possibles et qui correspondent le mieux à ce que recherche l’internaute (plutôt que de les proposer en vrac). Et c’est pour ça qu’en parallèle des critères classiques le moteur se fonde aussi sur la notoriété des sites + pertinence des contenus + confiance.

    Dans l’ensemble, pour qu’un site soit bien positionné dans les résultats, il faut qu’il soit intelligemment indexé dans les moteurs et que son contenu intéresse les internautes (donc que ce site soit l’objet de liens externes « pertinents » qui renvoient vers lui). Cela ne suffit pas (ne serait-ce que pour passer devant des sites concurrents eux-même déjà bien positionnés), mais c’est la base.

    Bonne journée 😉

    Marc.

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  2. Catherine dit :

    C’est marrant car lors de ma reprise d’étude il y a 5 ans j’avais d’abord opter pour un cursus en référencement puis finalemnet choisi la communication digitale. Il semble que les 2 se rejoignent maintenant et que l’impact des contenus est devenu aussi important que la hierarchie des titres. Retoucher le code, vendre des backlinks semble déjà des méthodes « de vieux ». Google and co s’intéressent aux contenus variés et cela change effectivement le métier du référenceur qui doit maintenant se coltiner en plus du dev, le professionnel des réseaux sociaux ou des RP digitales 😉 !!!
    Je pense que nous sommes les nouveaux référenceurs. Ou alors comme les RP classique ont migré vers un mix classique/digitale, le référenceur est en train de muté et propose également à ses clients uns stratégie plus globale technique/contenus. Comme toi j’aimerais avoir l’avis des référenceurs, des vrais !

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  3. Julien dit :

    Coucou Marion,

    Puis-je me permettre de rajouter ma pierre à l’édifice ? ^^

    Alors, pour info, je suis actuellement chargé du référencement d’un site national et je dois avouer que ce n’est pas une chose facile à appréhender.

    En effet, le référencement naturel (SEO) est tout sauf une science exacte lol Google (plus de 90% des parts de marché en France sur les moteurs de recherche) a annoncé plus de 200 critères pour améliorer son positionnement…

    Avant de parler du référencement, il est important de comprendre à qui l’on s’adresse et comment classer les internautes sur le web.

    Actuellement, j’ai pu noter 3 types d’internautes et, surtout comment les aborder :

    – Les internautes qui participent : Ce sont donc des personnes prêtes à échanger sur une marque et surtout à communiquer autour d’elle. Là clairement, c’est ton domaine de compétence Marion, car il s’agit de dialoguer avec eux et d’animer une communauté… et oui c’est du Community Management ^^

    – Les internautes qui surfent : ici, il s’agit simplement de personnes qui ce baladent sur le web et ne recherchent rien de bien précis, la meilleure façon de toucher cette cible pour une marque, est sans doute l’utilisation de publicité en ligne voir de remarketing…

    – Les internautes qui cherchent : Là clairement, ce sont des personnes qui recherchent une marque ou quelque chose en particulier sur le web. C’est donc principalement ici que va intervenir le référencement naturel (SEO).

    Alors le référencement c’est quoi ?

    C’est une action qui consiste à se faire indexer par un moteur de recherche (entrer dans sa base de données) et surtout d’être bien positionné dans celle-ci (viser la 1ère page est une nécessité).
    Pour y parvenir, Google reste très vague pour éviter les sur-optimisations de site (qui cela dit en passant est également un mauvais point ^^).

    Cependant, pour y parvenir, on note deux stratégies :

    Le référencement On Page : qui comme l’a dit à juste titre Steve a pour but d’améliorer le contenu technique et rédactionnel d’un site (Mots-clés dans les balises titles, h1, h2, strong…, création d’un sitemap, rédiger du contenu unique et de qualité, éviter le contenu dupliqué…).

    Et le référencement Off Page : dont l’objectif est de gagner en notoriété auprès de Google via une stratégie de netlinking (échange de liens entre 2 sites de même thématique ou des sites à forte notoriété (Gouvernement, presse, expert…)), les réseaux sociaux participent également très largement à une stratégie de netlinking (à condition d’y poster des liens ^^).

    Comme tu peux le voir, le référencement demande beaucoup de travail et d’énergie sur le long terme c’est pourquoi si cela t’intéresse, je te conseil de faire de la veille active sur ce sujet à commencer par l’excellent site http://www.abondance.com/.

    Et pour répondre à ta question : Le référencement a-t-il encore un sens ?

    Je dirais qu’il a au moins le mérite d’offrir aux internautes des résultats de recherche pertinents basés sur un contenu de qualité 😉

    Julien

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